Se lancer. Plus facile à dire qu’à faire. Pourtant, le premier pas est souvent le plus compliqué. Avant de devenir digital nomad (ou simplement changer de voie professionnelle), on se pose 1001 questions et la principale : c’est quand le bon moment ? 

 

Le bon moment pour se lancer dans le digital nomadisme

 

 

La difficulté de sortir du moule

 

Je racontais cette histoire il y a quelques jours aux abonnés à ma newsletter (« Le petit mot de Mélo ») :

Cette semaine, j’ai déjeuné avec une ancienne camarade de classe.

Elle m’explique qu’après la licence elle a fait une école de commerce, qu’elle a ensuite eu de nombreux stages dans de belles entreprises du domaine du luxe.

 

Et maintenant ?

Elle est perdue. Elle se rend compte que l’univers du luxe ne lui correspond pas et elle ne se retrouve pas dans le modèle de travail traditionnel.

Le problème, c’est qu’elle est rentrée dans le moule. Elle a un prêt étudiant sur le dos et elle va devoir trouver un travail stable pour le rembourser, payer les factures etc…

 

chien maison en feu

 

Oui, ce n’est jamais le bon moment pour sortir du moule.

Tu es en études : tu n’as pas l’expérience pour te lancer et pas un rond.
Tu as fini tes études : un prêt étudiant sur le dos et toujours pas un rond.
Tu as fait 5 ans dans une boîte : pourquoi la quitter maintenant alors que je viens d’être augmenté ?
Tu t’es fait viré l’année suivante : tu dois retrouver un emploi, tu as une famille à nourrir…

Et dans tout ça, quand est-ce que tu fais quelque chose qui t’épanouit ? Que tu voyages ? Que tu profites de la vie ?

 

Vacances à la montagne

Prends le temps de regarder dehors, c’est beau 😉

 

Si tu attends le moment parfait pour te lancer, désolée de te spoiler mais il n’arrivera jamais !

C’est comme attendre le bon moment pour arrêter de fumer, on a toujours une bonne excuse : j’ai un concert, j’ai bu une bière, je suis stressé…

Le bon moment, c’est surtout quand tu te sens prêt(e).

 

Le bon moment, en théorie

 

En effet, il existe véritablement un bon moment. En théorie.

Au cours de mes recherches sur les digital nomad, de mes lectures ou encore de mes rencontres, j’ai remarqué certaines similitudes entre les différents profils. J’ai tenté de dresser un portrait type.

Pour m’y aider, j’ai demandé à une centaine de jeunes quel était, selon eux, le meilleur moment pour se lancer.

 

On discerne 5 grands axes de réponses :

  • Ne pas avoir d’enfant
  • Être célibataire
  • Avoir entre 20 et 35 ans
  • Avoir quelques années d’expériences professionnelles
  • Avoir de l’argent de côté

Bah voilà, tu sais ce qu’il te reste à faire. Laisse tes enfants sur une aire d’autoroute, largue ta/ton mec/meuf et braque une banque.

 

 

meny meme

 

Plus sérieusement.

Ces 5 points faciliteraient l’entrée dans la vie nomade. Pour autant, chacun a son bon moment et il est difficile de faire une généralité.

Pour ma part, je me suis lancée directement après mes études, sans argent, et sans vraiment y réfléchir et j’ai improvisé sur le tas (ne fais pas comme moi).

Les enfants ne sont pas un obstacle insurmontable non plus, de nombreux digital nomad voyagent en famille. Tu peux jeter un œil au blog LesZed ou la Famille Nomade Digitale.

Je pense que le bon moment passe avant tout par l’envie, la détermination et la motivation.

 

Arrêter de (trop) réfléchir

 

C’est facile de réfléchir, c’est plus difficile d’agir.

On se répète « je suis pas prêt » ; « ça ne va pas marcher » ; « c’est pas fait pour moi ».

 

Digital nomad

En route sur le chemin de la confiance en soi.

 

On a tous un(e) ami(e) ou une connaissance qui ne se sent pas capable de faire quelque chose alors qu’elle a toutes les cartes en main. C’est rageant, n’est-ce pas ? Tu as envie de la secouer ?

Les excuses du type : je n’ai pas d’argent, je n’ai pas les compétences ou je n’ai pas le temps de m’y mettre sont pour moi de mauvaises excuses souvent liées à la peur du changement et à la perte d’un certain confort de vie.

Eh oui, on sait ce qu’on quitte, pas ce qu’on va retrouver !

Évidemment, je ne te conseille pas de te lancer sans un sous en poche et zéro connaissances techniques. Ce que je te recommande c’est de trouver les solutions pour palier à ces problèmes. Car oui, il y a des solutions.

 

C’est en agissant qu’on apprend

As-tu appris à nager juste en étudiant les techniques de nage ?

Non.

On t’a expliqué qu’il fallait bouger tes petits bras, tes petites jambes et ne pas boire l’eau chlorée. Mais un jour, tu as forcément dû te jeter à l’eau pour apprendre à vraiment nager. Et tel un dauphin, tu as fini par maîtriser les vagues de la piscine.

 

Voyage en islande

Prochaine étape : faire un plongeon du haut de cette cascade

 

« Avant de se lancer, on perd son temps à faire n’importe quoi. Ce n’est que quand tu es dans le game que tu commences à savoir quoi faire. »

Cette phrase, c’est Stanislas Leloup qui me l’a écrite. Digital Nomad et entrepreneur à succès, il a répondu à mon questionnaire au moment où je rédigeais mon mémoire sur les digital nomad.

L’idée, c’est qu’on passe beaucoup de temps à réfléchir au moment parfait, au produit idéal, on ne se sent jamais assez formé…

Même avec le meilleur plan d’attaque, ça ne se passera jamais exactement comme tu l’avais prévu. Demande à Daenerys.

C’est un peu comme la fête entre amis que tu organises au millimètre : à 20h, les petits-fours, à 21h soirée karaoké, à 22h jeux de société… Et finalement, tout le monde préfère danser sur du Eddy Mitchel.

Oui, tu noteras que j’ai un talent inné pour faire des comparaisons pertinentes.

 

Bye bye les excuses !

Alors oui, un changement de vie, ça se prépare. On essaye tous de trouver le moment idéal, où on aura le moins de mal à changer un paramètre de notre vie. Ce qu’il faut faire c’est se lancer dès qu’on entrevoit ce moment et ne pas se donner de fausses excuses.

J’aurais pu me donner ce conseil à moi-même. 

Ça fait plus d’un an que l’idée de créer du contenu sur le sujet du digital nomadisme me trotte dans la tête… Pourquoi je ne l’ai pas fait ? Toujours une bonne excuse ^^

 

Digital nomad Canada

Sorry, je peux pas, j’ai canoë…

 

Du coup, je fais quoi ?

Demande toi : qu’est-ce que je peux mettre en place dès aujourd’hui qui ne me demande pas d’énormes sacrifices ou moyens financiers pour atteindre mon objectif ?

Une première étape, ça peut-être de lire du contenu sur le sujet ou de t’abonner à mon « petit mot », je te donne des conseils pour te lancer. Le genre de conseils que j’aurais aimé qu’on me donne avant de devenir DN ! 😉

 

 

C’est quand le bon moment pour devenir digital nomad selon toi ?
Donne-moi ton avis dans les commentaires, ça m’intéresse 🙂

2 pensées sur “Quel est le bon moment pour se lancer en tant que Digital Nomad ?

  1. Marjorie Créatrice d'Univers Répondre

    Excellent article Mélodie ! En effet, le meilleur moment est celui où l’on se sent prêt. Et je suis d’accord aussi avec le fait que ça ne se passe jamais exactement comme on l’avait prévu, ce qui est normal. J’étais prête, mon boulot ne me satisfaisait plus (plus rien à faire, vraiment, mon poste est devenu fantôme) et je m’étais dit, je serai prête à partir pour l’automne. Mais le destin m’a donné un coup de pouce car mon employeur m’a proposé une rupture conventionnelle. Parfait !
    J’ai négocié pour partir fin juillet et du coup, je me suis organisée en conséquence : résiliation de mon bail d’appartement pour mi-août, tri et don/vente de mes affaires/meubles, préparation de tout ce qui est matériel à acheter et administratif à organiser, planification et réservation de ma 1e destination. Cela faisait des années que je me préparais donc je connaissais certains sites et choses à faire en amont.
    J’ai bientôt 46 ans, un enfant de 19 ans qui peut rester seul (et je reviendrai régulièrement en France entre 2 destinations pour l’instant). Les affaires que je vends + primes boulot vont me faire un petit pécule de réserve.
    Pour résumer, le bon moment est celui où on est prêt, en accord avec qui l’on est, avec notre vie, notre vécu, les choses à régler (attendre la fin des études du gamin, par exemple, ou vendre la maison où l’on vit, etc.) Mais il faut trouver l’équilibre avec la procrastination, les freins et fausses/bonnes excuses.
    Se fier à son intuition et agir en accord avec cela.
    Enfin je rajouterais que cette volonté de devenir DN doit être un feu sacré qui nous fait avancer et surmonter les obstacles/attentes, comme pour tout projet de vie 🙂

    • Mélo Auteur de l’articleRépondre

      Quel beau message ! Je n’aurais pas dit mieux !
      Je suis contente pour toi, on se croisera peut-être sur la route 🙂

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